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Le BEAUJOLAIS : la prochaine fois, dites OUI !

November 20, 2018

S’il vous plaît, ne fuyez pas à la vue du titre « Beaujolais ». Ce vignoble possède une connotation salement péjorative. Outre les amalgames liés au vin primeur appelé « beaujolais nouveau », bu en quantité astronomique dans le monde entier chaque troisième jeudi de novembre, on ne peut pas dire que la région jouisse d’une réputation à la faire rougir. Les foules ahuries se déplacent en masse de bar en bar pour s’abreuver exponentiellement chaque année de ce vin élaboré en un temps record.

 

Alors c’est quoi le Beaujolais ? Eh bien c’est tout d’abord une région aux paysages pittoresques. Les vignes à perte de vue dansant sur ces vallées où aux sommets règnent de petites bourgades aux toits rosés. Le spectacle est d’autant plus impressionnant en automne, quand, les vendanges terminées, les rameaux des vignes jouent un dégradé allant du vert pomme au brun en passant par le jaune or. On reste cois, contemplatifs face à cette fresque naturelle et silencieuse. Et quand on fait la connaissance de tous ces vignerons et de l’amour qu’ils portent à leurs terres, on se dit que franchement, le vignoble du Beaujolais ne mérite vraiment pas toute cette campagne de dénigrement dont il souffre depuis tant d’années.

 

C’est où le Bojo ?

 

Le vignoble du beaujolais se situe au nord du Rhône et s’étend sur plusieurs communes de la Saône-et-Loire. Pour les moins férus de géographie : le Beaujolais c’est grossièrement entre Mâcon et Lyon. On trouve sur des sols granitiques, argilo-calcaire ou encore de schistes 12 appellations dont 10 crus que sont : Brouilly, Côte de Brouilly, Chénas, Fleurie, Juliénas, Morgon, Moulin-à-vent, Saint Amour, Chiroubles et Régnié. Ces crus méritent parfois quelques années d’oubli à la cave afin qu’ils puissent s’épanouir en toute tranquillité. La plupart se dégustent à 15-16°C mais pour les Chénas et Moulin-à-Vent dotés d’une trame tannique un peu plus importante que les autres, on les servira aux alentours de 17°C. On y produit majoritairement du rouge exclusivement à base du cépage gamay donnant des vins légers et fruités mais également des vins blancs de chardonnay et des rosés.

 

MICHEL GUIGNIER

     

    Au sommet de Vauxrenard règne un vigneron hors-norme nommé Michel Guignier. En effet, les règles il n’en veut point. Un peu comme les AOC : s’il les obtient tant mieux, si non… tant mieux aussi, du moment qu’il arrive à faire le vin qu’il aime. Sa maison est perchée à 500 mètres d’altitude, où les premières vignes de gamay surplombent les 4,5 hectares de plantations. Le bob serré sur la tête et les mains noires de terre, Michel Guignier nous accueille chaleureusement et nous propose de discuter en parcourant ses terrains et on se laisse facilement transporter dans son univers si singulier. Souhaitant vivre le plus indépendamment possible, il cultive en plus de ses vignes 13 hectares de prés. De cette façon sa femme et lui-même fabriquent leur propre pain, consomment leurs propres légumes, fruits et fromages. Quand on y réfléchit et quand on connaît la qualité des vins de Michel Guignier, eh bien on se dit qu’effectivement, l’homo sapiens ne devrait pas avoir besoin de beaucoup d’autres choses pour vivre heureux.

 

Il surnomme ses vins de « purs jus » pour mettre l’accent sur l’absence de toute autre matière (surtout d’ordre chimique) dans ses raisins. Il conçoit ses vins au plus proche de la nature. C’est pourquoi il chouchoute ses vignes avec des tisanes à base d’orties, de pissenlit ou encore de valériane qu’il prépare amoureusement à l’instar de la philosophie biodynamique.

Quant au travail de la terre, ce serait inimaginable pour lui de s’aider d’un tracteur doté d’un moteur polluant ! C’est donc au treuil dans les pentes et à l’aide de son cheval (le magnifique Bistère, qui porte également le nom d’une de ses cuvées) sur le plat qu’il traite sa terre chérie.

Ses vins sont d’une finesse et d’une gourmandise folles. Dotés d’une longueur incroyable, ils appellent au voyage, à la contemplation de la nature voire à la méditation (oui oui !). On ne peut s’empêcher de se dire qu’en effet l’amour et le respect sont les clés de toute réussite !

 

ISABELLE ET BRUNO PERRAUD

De l’autre côté de Vauxrenard, au Bourg, se trouvent Isabelle et Bruno Perraud.

Pour la petite histoire, c’est suite à une intoxication grave de Bruno en 1999 à cause de traitements effectués à base d’insecticides, que le couple décide de façon drastique de changer littéralement leur façon de traiter leurs 8,5 hectares de vignes. Après élimination de tout produit chimique de synthèse dans leurs rangs, le couple redécouvre leur métier et réapprend à écouter, contempler, comprendre leurs vignes. Le sol redevient riche et accueillant, ils y retrouvent une faune, une flore, des odeurs, des couleurs… de la vie en somme et ils n’en sont que plus heureux. Après quelques années de dur travail, d’adaptation, ils auront leur certification BIO en 2002. Ils sont aujourd’hui en cours de certification biodynamique Demeter (le label sera mentionné sur le prochain millésime).

Contrairement à Michel Guignier, leurs vignes ne se situent pas tout autour de leur demeure mais sont implantés sur plusieurs appellations du Beaujolais, Moulin à Vent par exemple. Ces vins sont produits par leur domaine Côte de la Molière.

En parallèle, ils ont débuté en 2005 une activité de négociant vinificateur sous le nom de Maison B. Perraud pour pallier les années difficiles (dues la plupart du temps à la grêle) et travaillent de près avec des vignerons BIO en qui ils ont une confiance absolue dans différentes communes du Beaujolais. C’est d’ailleurs sur des cuvées issues de cette activité que nous avons jetées nos dévolus :

  • Leur Saint-Amour, cru du Beaujolais, est suave, très aromatique, rond, fruité et charnu. Il se déguste très bien aujourd’hui mais il se bonifiera encore avec le temps.

  • Le Bourgogne Blanc est un chardonnay plein de saveurs. A la fois vif, tendu et gourmand, nous retrouvons des arômes aux notes légèrement toastées en fin de bouche propres au chardonnay.

  • Aussi, nous n’avons pas pu résister à ramener les « Happy’ bulles », pétillant naturel 100% gamay, légèrement vineux et très gourmand avec ses 80 grammes de sucres résiduels…  À ne pas laisser entres les mains d’enfants ! Bien que le degré de gouleyance soit particulièrement élevé c’est tout de même un vin qui titre à 11° !

KARIM VIONNET 
 

Karim Vionnet est un personnage au caractère bien trempé. Il est, quant à lui, basé à Morgon où il crée ses propres cuvées depuis 2006 avec ses 2,2 hectares après avoir travaillé pour les grands noms de la philosophie nature tel que le très reconnu Marcel Lapierre.

Dans un tout autre style, mais toujours en vinification dite « naturelle » (en BIO et sans intrant chimique), il fait des vins aux notes plus végétales que ses confrères vus ci-dessus. En effet il est grand adepte de la vinification en grappes entières qu’il peut se permettre grâce à un travail à la vigne très respectueux de l’environnement.

La cuvée « Du Beur dans les Pinards » est pour nous sa cuvée qui lui ressemble le plus. Elle  a le mérite de rassembler. Déjà de par son nom qui fait sourire tout le monde, ensuite de par son caractère fruité et simple : une bouteille de partage qui fait une belle introduction à ce qu’est et doit être du Gamay.

Et là encore nous n’avons pas pu résister à ramener ses bulles. Et oui quand on vous dit qu’on est de grands amateurs de p’tites bulles au P’tit Pinard, c’est pas des blagues ! « Grabuge » est un pet’nat’ (comme on dit dans le jargon, N.B. Pétillant Naturel) qui fait agréablement penser aux pétillants rosés de Bugey-Cerdon, en Savoie. On en raffole.

 

Voici les trois principaux vignerons qui ont retenu notre attention lors de notre visite de 3 jours. Après être allés les voir, en avoir appris sur eux, avoir bu leurs vins, avoir compris leur philosophie, et bien on s’est pris une belle claque d’humilité face à ces amoureux de la vigne. Et nous espérons que nous aurons su vous démontrer que le Beaujolais c’est aussi et avant tout des femmes et des hommes passionnés par leurs terres.

Alors par pitié, la prochaine fois qu’on vous propose du Beaujolais ou un de ses crus, ne vous offusquez pas d’un « Beeerrrk » et répondez plutôt « Oui ! avec plaisir » et appréciez le simple fait d’être surpris.

 

« Granite » de Michel Guignier – 21,50€ à emporter

« AOC St Amour », d’Isabelle et Bruno Perraud – 19€ à emporter 

« Bourgogne Blanc » d’Isabelle et Bruno Perraud – 17,50€ à emporter 

« Happy’ bulles » d’Isabelle et Bruno Perraud (bulles) – 16€ à emporter 

« Du Beur dans les Pinards » de Karim Vionnet - 16€ à emporter

« Grabuge » de Karim Vionnet (bulles) – 16,50€ à emporter

« Gisous » du domaine Séléné de Sylvère Trichard – 19€ à emporter 

« Cueillette » de France Gonzalvez – 17,50€ à emporter 

 

 

 

 


 

 


 

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